Je pense pour ma part que si les armes s’entrechoquent, c’est qu’on travaille en opposition, et ce n’est plus de l’Aikido…
Modérateur: Mod
Breeze a écrit:Je pense pour ma part que si les armes s’entrechoquent, c’est qu’on travaille en opposition, et ce n’est plus de l’Aikido…
samson a écrit:Breeze a écrit:Je pense pour ma part que si les armes s’entrechoquent, c’est qu’on travaille en opposition, et ce n’est plus de l’Aikido…
Qu'est-ce que tu appelles entrechoquer?
Breeze a écrit:Bing ! Bang ! Pif ! Paf ! Vlam !
![]()
s'il y a choc, c'est qu'il y a impact.
On entend très bien la différence entre deux pratiquants qui 'ferraillent', et deux autres qui font du vrai aikiken ou du vrai aikijo...
Breeze a écrit:samson a écrit:Breeze a écrit:Je pense pour ma part que si les armes s’entrechoquent, c’est qu’on travaille en opposition, et ce n’est plus de l’Aikido…
Qu'est-ce que tu appelles entrechoquer?
Bing ! Bang ! Pif ! Paf ! Vlam !
![]()
s'il y a choc, c'est qu'il y a impact.
On entend très bien la différence entre deux pratiquants qui 'ferraillent', et deux autres qui font du vrai aikiken ou du vrai aikijo...
F.F. a écrit:bien qu'on parle de ken (un ken ca coupe pas ^^), si on travaille comme si on avait une lame, ben si tu entrechoque ta lame a chaque fois, c'est pas sur que ta lame rentrera dans le fourreau avec tout les nions qu'elle va prendre...
apres inversement tu pourra maitriser le degainage aveuglant : t'envoie des copeaux de bois (dans les yeux ca marche mieux) provenant du fourreau a chaque fois que tu degainera avec ta lame en forme de couteau a pain...
Olivier a écrit:En même temps, dans un combat au katana, le but c'est quand même d'abord de péter la gueule au méchant d'en face, c'est pas de ne pas abîmer son arme. Moi, ça ne me choque pas qu'une arme s'use quand on l'utilise
Tout le monde a entendu parler des samouraïs coupant, tailladant allègrement bras, jambes, têtes et armures, mais qu'en est-il vraiment ? Il existe des documents écrits précis qui décrivent le tameshi-giri (la coupe), certains faisant état de tests depuis l'ère Kamakura (XIIIème - XIVème siècles). Les plus nombreux ont été écrits à l'ère Edo. Il faut dire que les guerres incessantes du moyen âge devaient remplacer avantageusement les tests. Les tests de coupe étaient pratiqués par des spécialistes, les samouraïs faisant tester leur nouvelle lame par les "coupeurs" officiels, et parfois même celles qui étaient dans la famille depuis plusieurs générations.
Les essais étaient très codifiés et ont été décrits précisément par les auteurs de l'époque. La plupart du temps, des condamnés à mort étaient "recyclés" dans ce but. Le corps était attaché sur le Dodan, chaque partie du corps étant répertoriée suivant la difficulté de la coupe. Bien sûr, les parties les plus difficiles comme les épaules ou les hanches étaient les plus prisées. Chaque coupe était notée et le sabre soigneusement inspecté par l'assemblée : le testeur et le propriétaire, bien sûr, mais aussi les témoins. Le résultat des tests était le plus souvent gravé sur la soie du sabre.
On trouve de nos jours des sabres mentionnant des résultats ahurissants ! Trois corps "proprement" fendus n'est pas une rareté. Le record en la matière date de 1681 lorsqu'une lame forgée par Seki Kanefusa fut créditée de sept corps superposés !!! Quelle que soit la force et la technique de Nakanishi (l'essayeur), ce genre de record n'était rendu possible qu'avec l'emploi d'une tsuba spéciale, construite en plomb, destinée à alourdir le sabre et augmenter la force du coup. Cependant, même avec plusieurs kilos de tsuba, cela reste hors de portée d'un vulgaire couteau de cuisine ! Tout cela est relaté dans des ouvrages tels que le Tameshigiri Densho, écrit à l'époque Edo.
Parfois aussi les forgerons eux- même voulaient tester leur lame ; je laisse le lecteur seul juge... Voici un petit exemple. Nous sommes le 24 mars de la 6° année de l’ère Kaei (1853), au château de Matsushiro, chez Kaneko Chubei. Étaient présents 18 samouraïs qui ont tous participé à l'essai. La lame a été forgée par Yamaura Saneo, fameux forgeron. Voici le détail des essais :
- Botte de paille : 11 coupes
- Botte de paille renfermant une tige de bambou : 6 coupes
- Lame de fer de 3 mm d'épaisseur et 2,1 cm de largeur : sectionnée d'un coup! (petite fissure à la trempe)
- Corne de cerf : 6 coupes
- Botte de paille renfermant une tige de bambou : 2 coupes (petit éclat à la trempe)
- Casque léger en laque garni de sable et de morceaux de fer, 1,5 cm d'épaisseur : 2 coupes
- Armure en fer : 2 coupes
- Tsuba en alliage de 4mm d'épaisseur : 3 coupes
- Acier brut : 1 coupe
- Casque de guerre : 1 coupe (la lame s'est un peu tordue)
- 7 coups assénés sur le dos de la lame avec un bâton de fer
- 6 coups assénés de chaque coté de la lame avec un bâton de fer
- 6 coups assénés sur le dos de la lame avec une enclume de fer
- 7 coups assénés sur le dos, puis trois de chaque côté de la lame avec l'enclume de fer
Après cette dernière agression, la lame s'est cassée en deux... Le forgeron, Yamaura Saneo, prenant son travail très à cœur, des témoins ont rapporté que sous son habit de travail, il portait le kimono blanc du suicide rituel (seppuku), au cas où sa lame se serait mal comportée lors de ce torture-test. Inutile de préciser que le samouraï qui possédait une telle lame se sentait honoré et fier de son sabre.
Plus tard, à l'époque Meiji (XIXème), 4 samouraïs s'affrontèrent devant l'empereur pour tenter de couper un casque de guerre. A première vue, les chances de fendre un casque lourd, construit selon les mêmes principes que le sabre, sont pratiquement nulles. Pourtant, l'un d'eux réussit l'exploit de fendre le casque sur 10 cm de long et 2 cm de profondeur ! Aucune lame moderne, usinée mécaniquement, ne pourrait venir à bout d'un tel casque. Voilà pourquoi, dans l'ancien Japon, les grandes lames étaient très recherchées. De tels exemples, ajoutés à la beauté de ces sabres et de leurs montures, expliquent qu'aujourd'hui encore, certaines de ces lames n'ont pas de prix.
Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invité(s)